recyclage et Cie . . .

. . . un blog collectif de créations réalisées à partir de matériaux recyclés

A propos de l'auteur -1-crealicia

Site Web : http://crealicia.canalblog.com/
Pays : France

 

Quelques mots sur moi

En y re-songeant, ma passion pour la vie d’un vêtement remonte certainement à l’un de ces petits bonheurs d’enfance, alors qu’on est encore tout jeune… Avec mes sœurs et cousines, notre petit privilège secret était alors d’être autorisées par notre mamie adorée, à monter dans le grenier où des quantités « pharaoniques » de vêtements dormaient. Cela créait un drôle de paysage, comme les terrils dans le nord. Ma mamie avait eu cinq enfants, qui en avaient tous eu entre deux et cinq aussi… alors avec le temps et les modes qui filent, ça en fait un trésor.
Déjà, je savais qu’une jupe de ma mamie ça fait une véritable robe de princesse si on la remonte jusque sous les bras… et puis, superposer des combinaisons et « fonds de robes », ça c’était parfait pour le final « robe de mariée » de notre défilé. Quels doux souvenirs que ces repas dominicaux chez mes grands parents maternels… Surtout qu’habitant à la campagne, les seules « boutiques de vêtements » que je côtoyais se résumaient au rayon textile du supermarché de la petite ville la plus proche.
Toutes ces matières et ces formes hors du temps, ça forge certainement son esprit à se montrer inventif… Je remercie D’ailleurs infiniment mes grands parents maternels d’avoir eu une telle patience de laisser nos styles s’exprimer au milieu de nos rires et au détriment du bazar « sans nom » que nous laissions derrière nous dans cet immense grenier magique.
Je remercie également ma tante institutrice qui faisait beaucoup de choses de ses mains de façon tout à fait autodidacte… Un jour, alors qu’elle avait réalisé pour moi un pantalon tout simple à taille élastique dans une chute de tissu à rideaux, je lui demandais comment on devient couturière, comment on fait pour assembler tous ces tissus coupés afin qu’ils deviennent un vêtement ? Elle m’avait alors répondu que le plus simple était pour moi de découdre un vêtement que je ne mets plus, morceau par morceau, et de regarder comment tout cela s’assemble avant de le remonter.
A douze ans, je me servais des collants abîmés de ma mamie pour en faire des justaucorps de danse : les jambes devenaient des bras en aménageant le « trou » de l’entrejambe pour la tête !
A quatorze ans, je m’en souviens comme si c’était hier, j’entrais pour la première fois « au bon marché » à Caen ! Une incroyable découverte, grâce à Marie, une amie de mes parents, avec tous ces vêtements partout, éclaboussant les yeux de couleurs, matières et mises en scène… Cette notion était nouvelle pour moi, la mise en scène, mais l’ambiance était si familière du grenier magique de mon enfance… J’ai été émerveillée et j’ai découvert que ce monde « de la mode » en quelque sorte, m’intéressait bien au-delà du sens « consommatrice » du terme.
Seulement voilà, lorsqu’on est plutôt douée pour les maths, on se retrouve bien vite en 1ère scientifique, là où le dessin, les poètes et la musique sont vite abolis par les nombres de moles, les dérivées secondes et autre hypothèse H0, à accepter quoiqu’il advienne dans l’unique but de prouver la légitimité de l’hypothèse H1… En résumé, les seules options « autorisées » alors étaient le grec, le latin ou l’informatique (que j’ai choisi cela dit en passant…).
J’ai pu toutefois garder un lien avec « mes premiers amours », les vêtements, grâce à l’ouverture dans la ville où se situait mon lycée, d’un magasin de vente au kilo. C’était pour moi vraiment un lieu important qui allait me permettre d’exprimer un peu plus « mon » style.
Ce n’est que dix ans plus tard, après la naissance de ma première fille que j’ai eu envie de me (re-)mettre à coudre. J’ai investi dans une machine durant mon deuxième congé prénatal… De la couture déco pour commencer : draps, coussins, rideaux… puis grenouillères, tour de lit, doudous… Quand on commence à se sentir à l’aise sur une MAC (Machine A Coudre), on a très vite envie de se lancer dans la création de vêtements… Mais malgré les patrons « Burda easy », j’avais du mal à visualiser un vêtement « à plat » sur un papier patron. C’est là que je me suis souvenue des conseils de ma tante. J’ai donc défait un vêtement, bien regardé… mais en voulant le remonter, j’en ai fait tout autre chose, de plus personnel pour le coup ! A quoi bon de toutes façons le remonter tel quel ? Le réinventer, quelle plaisante découverte ce fût pour moi. Et quelle fierté de porter « à nouveau » quelque chose qu’on a failli jeter ! L’esprit inventif au contact d’un vêtement inutilisé était de retour… Avec pour seul moteur une question : « Pourquoi le jeter, il est encore « bon » ? Le donner ? Oui, peut-être, mais il est quand même un peu démodé ! Le réinventer, relooker, remettre au goût du jour… en voilà un joli débouché pour un vêtement condamné !
Sophie b.

Mes centres d'intérêt

« Reconstructing Clothes » mé céquoidonc ???? Certainement née de contraintes financières dues à « the Crise », la recessionista attitude dont parlent les magasines de mode a su convaincre bon nombre d’entre nous à créer nos propres fringues et surtout à faire du neuf avec du vieux… jusqu’à même déformer les choses de leur utilité première. C’est ainsi qu’un pantalon devient sac, qu’une jupe se transforme en top, que la robe de mamie devient une blouse d’enfant, un fichu, un badge, des barrettes et autres chouchoux… et cela en ne puisant que dans sa propre créativité… Dans la série, « il faut mieux couper / recoudre / transformer quelque chose qu’on ne met plus & la reporter à nouveau que de la regarder dans l’armoire.

Mes livres préférés

UN rêve depuis toujours, écrire CELUI que je pourrais partager... avec des gens, des vrais, avec vous... et un blog, c'est un peu ça aussi...